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Accompagner la différence : comprendre et soutenir les besoins particuliers autrement

  • Writer: Yanik Tereso
    Yanik Tereso
  • Oct 6, 2025
  • 5 min read

Updated: Oct 17, 2025



La différence comme force et point d’appui


Chaque enfant, chaque adolescent, chaque adulte apprend, pense et ressent à sa manière.Certain·es ont besoin d’un peu plus de temps, d’un soutien différent, ou d’un environnement plus adapté pour révéler tout leur potentiel.


Les besoins particuliers ne définissent pas une limite, mais une autre façon d’entrer en relation avec le monde. Chez Bien+Veillance, nous croyons qu’accompagner la différence, c’est avant tout reconnaître la richesse des divers chemins d’apprentissage, de communication et d’expression.


Plutôt que de chercher à “normaliser” un comportement ou à “corriger” un écart, notre approche vise à comprendre les besoins, adapter le cadre, et soutenir la croissance intérieure et sociale de la personne.

«Derrière chaque comportement, il y a un besoin. Et derrière chaque besoin, une force qui cherche à s’exprimer.»

Comprendre les besoins particuliers : au-delà du diagnostic

Les diagnostics peuvent aider à nommer une réalité, mais ils ne suffisent pas à comprendre la personne dans sa globalité.Le rôle de l’intervenant, du parent ou de l’éducateur est d’aller au-delà de l’étiquette, pour observer le vécu, le contexte et les forces sous-jacentes.


Les besoins particuliers regroupent un large éventail de profils, du trouble du neurodéveloppement à la difficulté d’adaptation, en passant par des particularités sensorielles ou émotionnelles.

Trouble du spectre de l’autisme (TSA)

Le TSA influence la manière dont une personne communique, perçoit et interagit avec son environnement.L’accompagnement repose sur la prévisibilité, la compréhension des signaux sensoriels, et la valorisation des forces spécifiques (logique, mémoire, observation fine).

Clés d’intervention :

  • Utiliser des repères visuels (horaires, pictogrammes, séquences).

  • Prévoir des espaces calmes pour se recentrer.

  • Favoriser la communication authentique plutôt que la conformité sociale.

Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)

Le TDAH n’est pas un manque de volonté, mais une différence dans la régulation de l’attention et des émotions.Les personnes TDAH apprennent mieux dans un cadre stimulant, flexible et bienveillant, où le mouvement est valorisé plutôt que puni.

Clés d’intervention :

  • Offrir des consignes simples et séquencées.

  • Alterner les périodes d’effort et de récupération.

  • Soutenir la gestion des émotions et la valorisation des réussites

Trouble développemental du langage (TDL)

Le TDL affecte la capacité à comprendre et exprimer le langage verbal.Il nécessite une approche basée sur la patience, la multimodalité et la reformulation positive.

Clés d’intervention :

  • Utiliser la communication alternative et augmentée (CAA) : images, gestes, symboles.

  • Ne jamais interpréter le silence comme un manque de compréhension.

  • Renforcer la confiance en donnant du temps à la parole.


Dyspraxie / Trouble développemental de la coordination (TDC)

Le TDL affecte la capacité à comprendre et exprimer le langage verbal.Il nécessite une approche basée sur la patience, la multimodalité et la reformulation positive.

Clés d’intervention :

  • Utiliser la communication alternative et augmentée (CAA) : images, gestes, symboles.

  • Ne jamais interpréter le silence comme un manque de compréhension.

  • Renforcer la confiance en donnant du temps à la parole.


Troubles d’apprentissage (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie)

Le TDL affecte la capacité à comprendre et exprimer le langage verbal. Il nécessite une approche basée sur la patience, la multimodalité et la reformulation positive.

Clés d’intervention :

  • Utiliser la communication alternative et augmentée (CAA) : images, gestes, symboles.

  • Ne jamais interpréter le silence comme un manque de compréhension.

  • Renforcer la confiance en donnant du temps à la parole.

Difficultés sensorielles et d’adaptation

Certaines personnes sont hypersensibles au bruit, à la lumière ou au contact.Ces particularités peuvent amplifier la fatigue ou la réactivité émotionnelle.

Clés d’intervention :

  • Identifier les déclencheurs sensoriels.

  • Créer des zones ou rituels d’apaisement (pause sensorielle, objets d’ancrage).

  • Travailler la tolérance graduelle dans un climat de sécurité.


L’approche Bien+Veillance : comprendre avant d’intervenir

Accompagner une personne vivant avec des besoins particuliers, c’est d’abord écouter avant d’agir.Notre approche repose sur trois piliers : la compréhension, l’adaptation et la co-création.


1. Comprendre la personne dans son environnement

Observer les forces, les intérêts, les déclencheurs et les contextes.L’objectif est d’identifier les besoins réels derrière les comportements, plutôt que de chercher à les éliminer.

2. Adapter l’environnement plutôt que la personne

Chaque milieu — école, famille, travail — peut devenir un espace de réussite s’il est prévisible, sécurisant et flexible.Adapter, c’est réduire les obstacles pour permettre la participation active.

3. Co-créer les solutions avec la personne et son entourage

L’intervention devient un travail d’équipe où l’enfant, le parent, l’éducateur et le professionnel collaborent.On vise la réappropriation du pouvoir d’agir plutôt qu’une simple conformité.

«On ne change pas la personne, on change le cadre dans lequel elle peut s’épanouir.»

Outils concrets d’intervention

L’équipe Bien+Veillance privilégie des outils simples, concrets et visuels qui favorisent la compréhension, la régulation et l’autonomie.

1. Les cartes visuelles

Outil essentiel pour représenter le temps, les étapes ou les émotions. Elles réduisent l’anxiété et renforcent la prévisibilité.Exemples : pictogrammes de routine, cartes de choix, thermomètre des émotions.

2. Les routines apaisantes

Répéter un cadre connu rassure et stabilise.Les rituels (pause respiration, coin calme, activité sensorielle) deviennent des repères sécurisants.

3. L’ancrage sensoriel

Les sens peuvent servir d’alliés pour revenir au calme : toucher une texture douce, sentir une odeur familière, écouter une musique apaisante.Ces activités activent la régulation physiologique du stress.

4. La médiation animale

L’animal agit comme médiateur émotionnel : il apaise, favorise la communication et soutient la concentration.Un chien calme, comme ton Poméranien “wolf”, devient un pont relationnel facilitant l’expression et la confiance.

 5. Les outils créatifs et ludiques

Dessin, art, jeu de rôle, narration : exprimer par le symbolique permet de libérer sans forcer. L’art devient un langage alternatif pour les émotions complexes.



Études de cas

Cas 1 – Accompagner un jeune TSA

Contexte : :

Samuel, 8 ans, a un TSA et des crises d’intensité à l’école.

Il réagit fortement aux bruits et aux transitions imprévues.

Intervention : Mise en place d’un horaire visuel et d’un “coin refuge”.

Enseignement de la respiration ballon pour se recentrer.

Collaboration quotidienne avec les parents et l’éducatrice.

Résultats :

Samuel anticipe mieux les changements et utilise son espace calme sans escalade de comportement.

Cas 2 – Soutenir un parent d’enfant TDAH

Contexte :

Marie, maman d’un garçon de 10 ans, se sent dépassée par l’énergie et l’impulsivité de son fils.

Les soirées sont tendues, les devoirs deviennent un combat.

Intervention : • Rencontre de guidance parentale : déculpabiliser, expliquer le TDAH.

• Mise en place de rituels courts et positifs : tableau de réussite, pause active.

• Apprentissage de phrases de renforcement (“Je vois que tu essaies…”, “Tu as pris un bon choix”).

Résultats :

Marie se sent moins seule et retrouve du plaisir dans la relation parent-enfant.

Son fils répond mieux aux consignes, le climat s’apaise.

5 clés pour adapter son intervention aux besoins particuliers

«L’adaptation n’est pas une faveur, c’est une condition d’égalité.»


1. Observer avant d’évaluer


Chercher à comprendre le sens d’un comportement avant d’y répondre.

2. Ralentir le rythme

Laisser du temps au traitement, à la régulation et à la récupération.

3. Utiliser le visuel et le concret

Le langage visuel soutient la compréhension et la mémoire.

4. Valoriser chaque progrès, même minime

La confiance se bâtit sur la reconnaissance du chemin, pas du résultat.

5. Travailler en réseau

Parents, enseignants, professionnels : la cohérence multiplie les réussites.

Accompagner autrement, c’est offrir la chance d’exister pleinement

Les besoins particuliers ne sont pas des obstacles à la réussite, mais des invitations à adapter nos façons de faire, de communiquer et de comprendre. L’inclusion véritable ne se décrète pas, elle se construit dans chaque regard bienveillant, chaque geste d’adaptation, chaque moment d’écoute.


Chez Bien+Veillance, nous croyons qu’accompagner la différence, c’est choisir de voir la personne avant le diagnostic, d’honorer son rythme, et de lui permettre de s’épanouir dans un environnement qui la comprend.

«Accompagner autrement, c’est permettre à chaque personne d’exister pleinement — à sa manière, à son rythme»


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